Pourquoi le kudzu aide au sevrage de l'alcool et du tabac
Quels sont les bienfaits du kudzu ?
Le kudzu (Pueraria lobata) est utilisé depuis des siècles en médecine traditionnelle chinoise. Sa racine est riche en isoflavonoïdes, dont la puérarine, qui lui donnent l'essentiel de ses propriétés.
En herboristerie, on le conseille surtout pour la relaxation et la gestion du stress. C'est aussi une plante digestive, utile quand le transit est capricieux ou que l'estomac fait des siennes après les repas. Les personnes sujettes aux raideurs musculaires ou articulaires l'utilisent de longue date.
La racine contient aussi des saponines auxquelles on attribue traditionnellement un effet protecteur sur le foie. Des travaux sur la puérarine, notamment publiés dans Frontiers in Pharmacology, se sont intéressés à ses effets sur la mémoire et l'apprentissage, des pistes encore exploratoires.
Cela dit, si le kudzu est de plus en plus demandé, c'est surtout pour le sevrage.
Le kudzu et le sevrage : alcool, tabac et dépendances
En phytothérapie, la racine de kudzu est traditionnellement utilisée pour accompagner le sevrage de l'alcool et du tabac. Ses isoflavonoïdes (puérarine, daidzéine) ont un effet relaxant qui aide à calmer la sensation de manque. En médecine traditionnelle chinoise, la racine (ge gen) est d'ailleurs employée dans ce contexte depuis plus de 2000 ans.
Pour l'alcool, le kudzu se boit en infusion quotidienne. En Asie, on l'utilise aussi de longue date pour atténuer les effets de la gueule de bois. Une étude menée à Harvard (Lukas et al., 2005, Alcoholism: Clinical and Experimental Research) a montré une réduction significative de la consommation chez les buveurs réguliers.
Pour le tabac, l'approche est un peu différente. On prend la poudre en petites quantités réparties dans la journée, pour couvrir les moments où l'envie de fumer revient. Beaucoup la mélangent à un lait d'amande ou à une compote de pommes, ce qui rend la prise plus agréable.
Le kudzu ne remplace pas un suivi médical en cas de dépendance sévère. Il vient en appui d'une démarche personnelle, comme un coup de pouce végétal.
Kudzu et confort de la ménopause
Les isoflavonoïdes du kudzu sont des phytoestrogènes naturels. On utilise traditionnellement la racine pour atténuer les bouffées de chaleur et certains inconforts liés à la ménopause. En herboristerie, c'est une plante qui revient souvent dans les conseils pour cette période.
Comment utiliser la poudre de kudzu ?
Mode de préparation
La poudre de kudzu est fine, d'un blanc cassé légèrement beige. Au toucher, elle rappelle un peu la fécule. Comptez 1 cuillère à café par tasse (environ 200 ml) d'eau frémissante, ou 2 cuillères à soupe pour 1 litre. Laissez infuser 15 à 20 minutes. L'infusion prend une teinte jaune pâle, presque transparente, avec un goût doux, légèrement terreux. Assez neutre, elle passe bien.
Vous pouvez aussi la diluer dans un lait végétal (amande, avoine) ou l'incorporer dans une compote. Bien touiller, car la poudre a tendance à se déposer au fond.
Posologie et conseils d'utilisation
2 à 4 tasses par jour selon le besoin. Pour un sevrage, mieux vaut répartir de petites prises sur la journée plutôt qu'une seule grosse tasse le matin.
En cure, comptez 3 à 4 semaines. En cas de doute sur la posologie, demandez conseil à votre herboriste ou à un professionnel de santé.
Kudzu et foie : précautions, effets secondaires et contre-indications
Quels sont les dangers du kudzu ?
Le kudzu est bien toléré aux doses habituelles. En début de prise, quelques troubles digestifs passagers (nausées, ballonnements) sont parfois rapportés. Rien d'alarmant, c'est assez courant avec les plantes riches en isoflavonoïdes.
Des cas isolés d'interactions hépatiques ont été décrits. Si vous avez un terrain hépatique fragile, parlez-en à votre médecin avant de commencer.
Le kudzu peut aussi interagir avec certains médicaments : anticoagulants et traitements hormonaux notamment. Si vous suivez un traitement, demandez l'avis de votre médecin.
Contre-indications du kudzu
En raison de ses isoflavonoïdes à effet phytoestrogénique, le kudzu est contre-indiqué dans les situations suivantes :
- Grossesse et allaitement
- Antécédents personnels ou familiaux de cancers hormono-dépendants (sein, utérus, ovaire) ou d'endométriose
- Traitement anticoagulant ou hormonal en cours, sauf avis médical
En cas de doute, consultez un professionnel de santé avant toute utilisation.
Le kudzu, une liane asiatique de la famille des Fabacées
Origine et famille botanique
Le kudzu (Pueraria lobata), aussi appelé Pueraria montana, vigne japonaise ou puéraire hirsute, est une plante grimpante vivace de la famille des Fabacées. Originaire d'Asie orientale (Chine, Japon, Corée), cette liane vigoureuse peut croître de plus de 15 mètres en une seule saison. Elle a été introduite aux États-Unis en 1876, où elle s'est largement naturalisée.
En phytothérapie, c'est la racine tubérisée que l'on utilise. Profonde et charnue, elle concentre les principes actifs de la plante. En médecine traditionnelle chinoise, on la connaît sous le nom de ge gen.
Principaux composants de la racine de kudzu
La racine de kudzu contient des flavonoïdes, et plus précisément des isoflavonoïdes : puérarine, daidzéine et génistéine. Ce sont des phytoestrogènes naturels, associés aux propriétés relaxantes et décontractantes de la plante. On y trouve également des phytostérols et une quantité importante d'amidon, qui explique son usage alimentaire traditionnel en Asie.
Tenir hors de portée des jeunes enfants. Ne pas dépasser la dose conseillée. Un complément alimentaire ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée et à un mode de vie sain.